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“Un monde totalement fake” : arnaques, dropshipping… on vous explique la guerre entre Booba et les influenceurs

“Un monde totalement fake” : arnaques, dropshipping… on vous explique la guerre entre Booba et les influenceurs

Dans un entretien à Libération, le rappeur Booba se positionne comme un “lanceur d’alerte” contre les pratiques de certains influenceurs et appelle les pouvoirs publics à “réagir”.

C’est la nouvelle bataille de Booba. Le rappeur, habitué aux clashs, monte au créneau contre les stars françaises des réseaux sociaux qui se “remplissent les poches” au profit de leurs abonnés. “Lanceur d’alerte”, il dénonce à la justice ce qu’il estime être des “pratiques commerciales trompeuses” d’influenceurs. Ces dernières sont liées à la papesse de la téléréalité Magali Berdah, qui l’accuse de son côté de harcèlement, selon ses plaintes révélées par Libération et consultées, vendredi 29 juillet, par l’Agence France-Presse.

Retour sur une querelle qui se transforme née sur les réseaux sociaux et qui s’est muée en un véritable feuilleton judiciaire, comme la nomme très justement Franceinfo.

Une fausse montre comme point de départ

L’histoire débute en décembre 2021 quand l’influenceur Marc Blata lance la rumeur selon laquelle “Le Duc de Boulogne” aurait porté lors d’un shooting une fausse montre de la maison d’horlogerie de luxe Richard Mille. C’est à ce moment-là que le rappeur décide de prendre pour cible le chasseur de scoops, et de révéler son “sombre” business de cryptomonnaies et de trading, grâce auquel Marc Blata vit luxueusement à Dubaï. Or, d’après Booba et selon les témoignages rassemblés par le journal Libération, les personnes qui investissent perdent très rapidement la totalité des sommes versées. 

Le dropshipping dans le viseur

Rapidement, le rappeur s’en prend à d’autres influenceurs, à l’instar de Dylan Thiry ou encore de Maeva Ghennam, qui ont en partie, fondé leur fortune sur des partenariats avec des sites de dropshipping, rappelle Franceinfo. Il s’agit d’un système de vente qui consiste à vendre plus cher des produits, de qualité souvent médiocre, achetés sur des sites chinois type Alibaba ou Aliexpress. 

“Au-delà de n’avoir aucun talent, de faire de la promotion de la culture du vide, de la débilité, et de ne pas payer leurs impôts en France, ils entubent des citoyens – notamment des adolescents – en leur vendant des saloperies“, confie le rappeur au journal Libération.

Concernant Maeva Ghenam, il déplore également : “Ce qui me choque, c’est par exemple quand Maeva Ghennam, la vingtaine, vient dire sur Instagram qu’elle s’est fait faire un vagin de fille de 12 ans, et que derrière un chirurgien de 50 ans confirme. C’est quoi ça? C’est pas possible franchement”, lance Booba.

Magali Berdah au cœur du scandale

Depuis plusieurs mois, Magali Berdah accuse de son côté Booba de harcèlement et a obtenu l’ouverture d’une enquête. Celle-ci est ouverte au Pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH) du parquet de Paris depuis le 1er juin, notamment pour menace de mort, harcèlement par un moyen de communication électronique, injure publique à raison de l’origine et du sexe, a confirmé le parquet de Paris à nos confrères du Point.

Dans un communiqué mi-juillet, Magali Berdah reprochait à Booba de la cibler sur les réseaux sociaux depuis plusieurs mois “par des publications mensongères et humiliantes”. “Depuis, je subis un harcèlement en ligne de masse”, avec des milliers de messages quotidiens, confiait-elle. Elle avait alors annoncé que le président du tribunal judiciaire avait ordonné la suppression du compte Instagram du rappeur.

#influvoleurs

“C’est du solide, y’a du gros”. Après avoir lancé le hashtag #influvoleurs, Booba a ouvert la boîte mail “Influvoleurs2022” pour recueillir les témoignages des personnes victimes de ce système.

Le chanteur, de son vrai nom Élie Yaffa, a déposé deux plaintes contre X pour pratiques commerciales trompeuses et escroquerie en bande organisée, mettant notamment en cause Shauna Events, une des agences d’influenceurs les plus importantes en France, dirigée par Magali Berdah. Son but : faire la lumière sur le “vrai du faux” de ce milieu. “Cette histoire ce n’est pas un clash, c’est une demande de justice”, selon l’artiste.

Il faut que leur monde totalement fake tombe

“Et quand ce sera fini, j’apporterai des oranges à Magali Berdah”, lâche le rappeur.

Le dossier semble en tout cas faire beaucoup de bruit puisque le 19 juillet dernier, le ministère de l’Intérieur avait appelé à la plus grande vigilance face aux escroqueries en ligne, rappelant, comme le rapporte Libération, l’existence “d’une task-force nationale de lutte contre les arnaques”.

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